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Rêve d'harmonie

Mardi 25 mars 2008

* Nathalan
 
Je suis un déserteur. Oui, j'ai effectivement déserté le front. A cette heure, on doit me rechercher mais je ne m'en préoccupe pas le moins du monde. Je ne pense qu'à une chose, je ne veux qu'une chose. Et j'y parviendrais. Il faudra pour cela du temps et de la patience. Je me ferai peu être même tuer avant d'arriver à mes fins, si on me retrouve ; mais comme on dit qui ne tente rien n'a rien. Alors je ferai tout mon possible pour le revoir. Lui que j'ai été forcé d'abandonner pour allait combattre contre l'ennemi, lui que j'aime plus que ma propre vie. Si vous saviez à quel point il me manque ! Je n'en peux plus de ne pas le voir ! Nous n'avons pas eu le temps de faire bien connaissance, mais je le vois, je sais que c'est lui que j'aime ! Je veux le revoir et le plus vite sera le mieux !
 
* Lilman


J'ai un problème cardiaque depuis la naissance, c'est pour sa que l'on ne m'a pas envoyé au front. Je revoi sans cesse, le jour ou il m'a tourné le dos pour rejoindre les autres soldats au front. Mais je continue d'espérer. Je sais qu'il reviendra. Ho, mon amour ! S'il savait à quel point, je ne suis rien sans lui. Il me manque tellement. Reviens ! Reviens, je t'en supplie, sinon je me laisserai mourir à petit feu. Pense-t-il à moi de temps en temps ? M'aime-t-il encore comme il me l'a dit avant de partire ? Je ne sais même pas s’il est encore en vie. Cette idée me tourmente et me transperce le cœur. Je pleure de douleur jour et nuit à tel point que je me demande comment les larmes coulent encore. Reviens-moi ! Je t'aime temps !

Par nenette
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Jeudi 27 mars 2008

* Nathalan

J'ai été blessé au cou lorsque j'étais au front. J'ai eu le droit à une grosse fièvre, j'ai même cru que j'allais mourir, mais une image de lui me faisant un grand sourire avait surgie devant mes yeux. Cela m'a donné la force de guérir et de me remettre sur pied. La lettre qu'il m'a envoyé n'y est pas anodine non plus, c'est l'infirmière qui me l'a lu quand j'agonisai encore au fond de mon lit d'hôpital. Si vous saviez tout le mal qui me pèse sur le cœur. Tu me manques beaucoup trop. C'est un sentiment inexplicable et inhumain, beaucoup trop lourd à supporter pour un homme. Je sens même que je serai mort depuis longtemps si je ne te connaissais pas. Te souviens-tu de notre premier et dernier baisé? Te rappelles-tu tout l'amour que tu m'as envoyé par se baisé ? M'attends-tu encore comme tu me l'as promis dans ta dernière lettre qui datait de l'hiver dernier ? Penses-tu à moi autant que moi je pense à toi ? . Je t'aime !
 
* Lilman

Je me suis laissé aller depuis le décès de mon père l'hiver dernier. Les voisins sont tous très inquiet, ils viennent souvent me voir et à chaque fois il me retrouve au même endroit. Je suis assis sur une chaise devant la mini-ferme de mon père, je regarde au loin, espérant que tu reviendras sain et sauf. Je pense à toi constamment, je n'arrive pas cessé de me remémorer notre seul et unique baisé que nous nous sommes échangé avant que tu partes. M'aimes-tu comme je t'aime ? Ou était-ce seulement des broutilles quand tu m'as dit " Je te reviendrais et on pourra enfin s'aimer " ? Ho, si tu savais à quel point je brûle d'amour pour toi. Je t'aime de plus en plus chaque jour, pourtant je perds de plus en plus espoir. Je me laisse mourir tout doucement, n'ayant aucune nouvelle de toi, devant tous mes proches impuissants face à ma détresse. Sauve-moi ! Reviens, s'il te plaît!

* * * *

Nathalan traversa monts et plaines. Il marcha de longues heures, sans jamais s'arrêter. Cela faisait maintenant deux jours qu'il n'avait pas mangé. Il n'en pouvait plus et la faim lui tiraillait l'estomac. Il fallait qu'il trouve quelqu'un pour pouvoir ce nourrire sinon il ne tiendrait pas longtemps.
 
Alors qu'il était aux abord d'une immense forêt, il vit un homme tout de noir vêtu sur sa gauche tenant une femme par-dessus la rambarde.
 
- Mon Dieu, pardonnez-moi pour l'acte abominable que je vais commettre. Priait l'inconnu.
 
Nathalan sortit un revolver de sa ceinture et le pointa sur l'homme en noir.
 
- Pausé cette femme à terre.
 
L'homme était plein de sueur et tremblotait légèrement.
 
- C'est une esclave, regarder, c'est une noire ! Dit-il en se tournant vers Nathalan.
- Elle est morte ? Demanda Nathalan suspicieux.
- Non, je l'ai drogué. Répondit l'homme.
- Pausez là à terre et éloigner vous d'elle. Ordonna Nathalan.
- Oui, oui… Dit-il, la voix tremblante. Baisser votre arme, s'il vous plaît.
 
Nathalan n'en revenait pas. Sous prétexte qu'une femme était noire et que c'était une esclave, il fallait la tuer ? C'était horrible ! Quel genre d'homme était-il pour faire cela ?
 
Après avoir déposé la jeune femme au sol, l'homme se retourna et annonça :
 
- Je suis un homme de Dieu, c'est lui qui m'a demandé de faire ça.
- Quel genre de Dieu est-il alors ? Je vous le demande ! S'écria-t-il.
- Je... je... Bégaya l'homme.
 
Nathalan s'approcha de la jeune métisse en rangeant son revolver. Il passa ensuite un bras sous ses genoux et un derrière son dos et la souleva.
 
- Conduisez-moi au village, je souhaite la ramener chez elle. Dit-il sans aucune politesse au prêtre.
 
Malgré qu'il ne soit plus menacé par l'arme à feu de Nathalan, le prêtre avait peur de lui. Il le conduisit alors au village et lui montra même dans quelle maison logée l'esclave.
 
- C'est ici. Annonce-t-il à Nathalan.
- Ouvrez la porte. Ordonna-t-il.
 
L'inconnu ouvrit donc la porte et Nathalan rentra dans la maison.
 
- Attendez-moi ici, sinon je vous rechercherai et je vous tuerai. Menaça Nathalan.
- Oui... oui... Répondit l'homme.
 
Le chantage de Nathalan sembla marcher étant donné qu'une fois sortie de la chambre à coucher de l'esclave, le prêtre se trouvait toujours au même endroit, comme figé. Nathalan ressortie une nouvelle fois son revolver et le pointa sur le vieux prêtre. Il le poussa sans ménagement en dehors de la maison et referma la porte d'un coup de pied.
 
- Où est votre maison ? Demanda-t-il agressivement au prêtre.
- Ju...juste la bas, derrière l'église. Répondit-il en pointant dans la direction.
 
Nathalan repoussa le prête et pris le chemin de l'église toujours l'arme pointée sur sa victime.
 
Le village était désert tout le monde semblait dormire. Le silence habituel de ce lieu faisait froid dans le dos.


Une fois arrivé devant la maisonnette du prête, Nathalan entra à l'intérieur, sans même demander la permission.
 
- Donnez-moi à manger. Ordonna-t-il méchamment.
- Oui, tout de suite.
 
Le prêtre lui fit cuir de la viande de chèvre qu'une villageoise lui avait apporté plutôt dans la journée. Réchauffa un bouillon et lui donna un bout de pain rassit avec du fromage. Nathalan engloutit son repas en cinq minutes et en avait même redemandé. Une fois rassasiées, il reprit son pistolet qu'il avait pausé sur la table et fit signe au prêtre en le menaçant de son arme de sortir.
 
- Vous... vous avez encore besoin de moi? Demanda innocemment l'homme en noir.
 
Nathalan ne répondit pas. Il n'avait pas envie de répondre, surtout a ce genre d'homme. Il allait l'humilier comme il avait humilié la pauvre jeune femme un peu plutôt. Il alla devant l'église et attacha le prêtre avec une corde qu'il avait pris chez ce dernier au grillage et lui rentra le chiffon que lui avait prêté généreusement le prêtre dans sa bouche.
 
L'homme essayait de se débattre mais impossible de se détacher car la corde ne voulait pas se détacher et le chiffon ne voulait pas tomber. Il criait comme il pouvait dans un bruit sourd quand il vit Nathalan reprendre sa route. Mais jamais Nathalan se retourna pour le détacher.
 
 « 
Attends-moi. J'arrive mon amour ! »


* * * *

 

Pendant ce temps, du côté de Lilman, rien ne changeait. Il était toujours assit devant sa ferme qui ne ressemblait plus vraiment à grand chose. Le potager avait été mangé par les oiseaux et envahie par de grande étendue d'herbe tout comme le reste de l'immense terrain qui entourait sa petite maison. Il gardait même un râteau a porté de main car un coq c'était échappé et qu'il le poursuivait et l'agressait dés qu'il s'approchait trop de la bête. Il n'avait pas l'air bien fin quand le minuscule monstre s'attaquait à lui mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur. Le coq avait une tête horrible, il ressemblait plus à un psychopathe et à un tueur qu'autre chose. D'ailleurs, Lilman venait de se lever et de passer à côté de la barrière ou s'était posé le coq. Ce dernier descendit de la barrière en un battement d'ails, il avança les yeux noirs, la tête allant d'avant en arrière. Lilman poussa brutalement l'animal avec plusieurs coups de râteaux.
 
- Dégage sale bête ! Cracha-t-il haineusement, les cheveux lui tombant légèrement dans les yeux.
 
Il allait ouvrir la porte pour rentrer chez lui quant une voix l'arrêta :
 
- regardez-moi ça. Cette maison est une vraie porcherie. Regardez-moi toutes ses feuilles, y'en a partout. Où est passé la belle maison de ton père Lilman ? Demanda un vieux voisin qui était accompagner de sa femme.
- Partit le même jour que lui, Fabrice. Annonça Lilman serein.
- Tu devrais prendre soin de cette maison. C'est la seul chose que ton père t'es laissé. Vie ta vie, bordel ! Tu sais très bien qu'il ne reviendra pas. Renchérit le dénommé Fabrice.
 
La femme de Fabrice donna un coup de coude dans les cottes de ce dernier.
 
- Tais-toi bon Dieu ! Cria la vieille femme. Ne l'écoute pas. Reprit-elle avec une expression confuse. Il faut garder espoir. Sans espoir la vie n'est plus.
 
- Ne racontes pas n'importe quoi, Grace ! Se fâcha son mari. Il n'y a plus aucun espoir ! Ca fait des mois qu'il attend une quelconque nouvelle de se... bref, s’il n'est pas mort au combat, il sera abattu dans une tentative de disertement.

Aucun des deux n'entendirent la porte se refermer doucement, trop occupé à se chamailler.
 
Lilman n'en pouvait plus de toutes ses visites. Ca partait certes d'une bonne intention, mais c'était surtout très fatigant pour son moral. Soit on venait lui faire le moral en lui disant qu'il fallait qu'il se reprenne en main, soit on lui disait qu'il fallait qu'il arrête de garder l’espoir que Nathalan reviendrait. Il ne savait plus que faire. Il était perdu quand il n’y avait plus personne pour le soutenir et l'épauler.
 
- Pourquoi t'es partie papa ? Si tu savais comme j'ai besoin de toi en ce moment. Dit-il en levant les yeux vers le haut. Tu me manques tellement.
 
Fabrice et Grace venaient de s'apercevoir de l'absence de Lilman. Il s'échangèrent un regard inquiet mais rentrèrent, malgré tout, chez eux d'un comme un accord.
 
Lilman se fit réchauffer un bouillon de légumes au poêle, qu'il mangea sans grande fin. C'était pourtant très peu, mais il se sentait lourd, même très lourd. Il se précipita à l'extérieure de sa petite maison et couru jusqu'à la petite cabane qui servait de toilette pour vomire tout son bouillon. Finalement, il n'allait pas manger tout de suite. Quand il ressortit du petit cabanon, une jeune femme l'attendait appuyé contre le mur en bois à coté de la porte de la cabane. Lilman n'avait jamais vu cette étrange personnage, c'était une jeune femme habillée d'une robe longue de fermière. Elle ne devait pas être bien riche puisse que ses vêtements étaient de sous classe. Elle avait les cheveux attachés en un espèce de chignon avec des petits cheveux et de grosses mèches qui ressortaient si et là.
 
- Qui êtes vous ? Demanda Lilman.









Voila le chapitre 1 de "Rêve d'harmonie", dites moi se que vous pensez du débuts !

Je sais pas si je vais la faire en même temps que les autre ou attendre qu'il y en ai une des deux en cours de finit pour la commencer ou encore attendre que je l'ai fini pour la publier, alors donné moi votre avi sur le sujet !!

Bisous <3

 

Par nenette
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Fictions en cours :

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Rêve d'harmonie (1)


Fictions prévue :

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Fallait que je le clame haut et fort !! ^^


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