Nous étions au printemps, et la jolie ville qu'était Clermont-Ferrand était extrêmement froide et silencieuse.
J'étais au chevet de ma sœur, ma moitié, mon double, ma jumelle et ça faisait maintenant 3 ans qu'elle était dans le coma. Cela faisait trop longtemps qu'elle était sur respiration artificielle
et les chirurgiens ne pouvaient pas continuer éternellement à la maintenir brancher à cette affreuse machine qui faisait de ma vie un enfer. Je maudissais le jour où je l'avais laissé sortir
seule suite à une énième dispute. Ce soir là elle s'était fait agresser et violer par des voyous dans une ruelle des plus sordide et des plus sombre. J'étais prêt à tout pour la sortir de là et
pour revoir ses beaux yeux bleus scintillants de bonheur et son beau sourire plein de malice. C'est pour ça que j'ai fais appelle à un magnétiseur * . On me l'avait conseillé, il paraissait qu'il faisait de grandes choses, et sa manière d'agir était plutôt impressionnante car il ne faisait qu'une prière et touchait
simplement la photo de la personne concernée. J'avoue que je ne croyais pas trop à toutes ces histoires, je partais d'ailleurs défaitiste jusqu'à chez lui. Sa maison était immense, une
gigantesque villa, dans les quartiers chic. Je me demandais s’il vivait juste de son métier de magnétiseur ou s’il faisait autre chose en parallèle. Une foi arrivée, je sonnais à sa porte
impatient d'en finir, me posant tout genre de question sur les magnétiseurs. Il m'ouvrait enfin la porte et je me présentais directement :
- Bonjour, je suis Kaiden Layeur, j'avais un rendez-vous!
- Ho, oui bien sûr! Entrez Mr. Layeur, me répondit-il en me regardant (ou devrais dire me dévisageant) d'une façon impersonnelle. Suivez-moi, on va s'installer dans mon bureau se sera plus
confortable, poursuit-il avec un regard remplie de sous-entendu.
Perturbé par le désir évident qu'il y avait dans son regard, je détourna les yeux et le suivi. Arrivé dans son bureau qui était tout aussi immense que tous les autres pièces de sa maison, il
s'assit sur la chaise de son bureau et mit ses pieds dessus, il était évident qu'il prenait ses aises, après tout il était chez lui. Je me mis donc à le détailler. C'était un homme très efféminé
mais il restait tout de même très gentleman, il était juste un petit peu plus petit que moi et avait un sublime corps fin. C'était un brun ténébreux avec les cheveux mi-court, mi-long et il avait
les yeux aussi noir que le charbon. Il possédait deux charmantes petites fossettes de chaque côté de sa bouche quand il souriait. Il devait être plus jeune que moi de 5 où 6 ans, il devait donc
avoir au alentour de 21, 22 ans. Il s'appelait Alexis, Alexis Jourdie. Il portait un pantalon de costard toujours noir avec une chemise blanche ouverte qui laissé apercevoir un torse imberbe et
sublimement bâti. Il gardait toujours son sourire arrogant avec ses aires supérieur qui ne faisait qu'augmenter son charme. Je me demandais comment il avait fait pour être aussi riche, alors
qu'il était si jeune. Dieu ce qu'il était craquant, me mettais-je à penser.
Il me sortit de ma contemplation quelques minutes plus tard :
-Vous avez fini?
-Hein, de quoi? Oh oui, désoler, dis-je en m'exclamant.
-Ce n'est rien, alors explique moi ce qu'il se passe pour que tu viennes me voir. C'est ta petite amie? Me demanda-t-il, en passant du vouvoiement au tutoiement.
-Heu non, j'n’ai pas de petite amie, c'est ma sœur... Ma sœur jumelle, elle est dans le coma depuis maintenant 3 ans, vous êtes ma dernière chance avant que les chirurgiens ne la débranche, lui
répondis-je avec une petite moue triste, plus dépité que jamais.
-Très bien, as-tu une photo d'elle?
-Oui, tenez, lui dis-je en lui tendant la photo.
Il l'examina pendant un petit moment, puis se mit à murmurer une sorte de prière. Il me rendit la photo en me disant avec un petit regard charmeur :
-Je t'en pris tutoie moi sa me donne l'impression d'être vieux le vouvoiement, et ne t'en fais pas pour ta sœur, elle ira mieux maintenant.
Je partis 5 minutes plus tard de chez lui, après l'avoir remercier et donner l'argent qu'il méritait, pour retourner voir ma sœur.
* Guérisseur censé agir
à distance au moyen de son fluide magnétique, mis en oeuvre notamment par l'imposotion des mains.

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