Je descendis rejoindre ma sœur qui déjeunait dans la cuisine. J'avais un petit air béa sur le visage qu'elle ne manqua pas de me faire remarquer alors
que je me préparais un bol de céréales.
- Dis donc toi, pourquoi tu as ce petit air peint sur ton visage? Tu as fait des rêves cochons encore ?
- Encore ? Lui répondis-je les sourcils froncés, totalement surpris.
M'aurait-elle surpris l'autre jour au réveil?
- Fais pas l'innocent, tu sais de quoi je parle !! Quand on se dirige vers la douche en calbute avec un érection aussi visible que celle que tu avais la dernière fois ! S'exclama-t-elle avec un
grand sourire de fierté.
J'avais là ma réponse, je devins alors rouge tomate et je retournais à mon occupation. Elle m'avait totalement cloué le bec, je ne savais pas quoi lui répondre.
- Alors, pourquoi tu souris béatement comme ça ? Reprit-elle.
- Pour rien, dis-je boudeur.
- On dirait un gamin, tu peux bien me le dire à moi ta petite sœur chérie quand même, et puis après se que j'ai vu plus rien ne peut me choquer! S'exclama-t-elle tout en rigolant.
Elle avait un rire sincère et entraînant, je me mis donc à rire aussi et nous rigolâmes en cœur pendant un petit moment jusqu'à ce qu'elle s'arrête brutalement pour me redemander :
- Alors, pourquoi?
- Je vais voir Alexis aujourd'hui ! lui répondis-je rêveur.
- Ho ! Je comprend mieux maintenant et qu'est ce que vous allez faire ?
- Je ne sais pas encore je le rejoins au pub du Rosier à 14h30, je pense qu'on verra après.
- Ok, moi aussi j'ai rencontré quelqu'un en cherchant du boulot et moi aussi je le vois aujourd'hui pour faire plus connaissance. Il est vraiment, je sais pas comment t'expliquer....
- Irresistible?
- Voila, c'est ça, il est irresistible, me redit-elle tout en épelant ce dernier mot.
Je lui fis un clin d'œil suivit d'un grand sourire, puis monta réquisitionner la salle de bain pour me préparer. Une heure plus tard, je me regardais dans la glace enfin prêt, satisfait du
résultat. Je descendis proposer à ma sœur d'aller manger en ville avant d'aller à nos rendez-vous respectifs, ce qu'elle s'empressa d'accepter tout en me disant quand même que c'était moi
qui payais. Qu'est ce que je pouvais l'aimer, c'est fou ce que sa bonne humeur et sa joie de vivre m'avais manqués. Je suis en train de revivre.
Nous partîmes 10 minutes plus tard, pour nous rendre en ville en tramway. Nous mangeâmes juste un sandwich chez Paul (je sais que j'ai pas fait fort pour le resto mais nous étions d'accord).
Je l'accompagnai jusqu'à son lieu de rendez-vous pour partir un peu avant que ce fameux garçon n'arrive pour me rendre au pub du Rosier. J'arrivai un peu en avance alors je rentrais pour passer
le bonjour à mes collègues. Le pub du Rosier était un bar ouvert le jour et qui se transformait en mini boite le soir, en Pub comme son nom l'indique quoi. Et moi j'y travaillais
principalement le soir. Il y avait pas mal de monde et je me dirigeais directement au bar pour saluer mes collègues, quand une main m'attrapa pour m'assoir à une table.
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